La revue matos de fou - 1 an sur la route (pour geek)

17/07/2018

 

 

 

       Quand on s’engage sur le long terme à parcourir plus de 25 000km à vélo, à traverser 15 pays et à évoluer « into the wild » pendant deux ans, on doit emporter avec nous du matériel robuste, multifonctions, qui - on l’espère - arrivera avec nous à Ushuaia. On avait écrit un article au sujet du choix matériel, place maintenant à la revue un an plus tard du "était-ce un bon achat ou non ?"  

 

On peut se permettre d’acheter au fur et à mesure des coquetteries type t-shirts ou nouvelles paires de chaussettes, mais soyons francs, pour un voyage aussi long, on veut que le premier achat soit le dernier ! Perdus en Alaska, au fin fond de la jungle ou bien sur un col à 4000m d’altitudes dans les Andes, on doit pouvoir compter sur notre matériel coûte que coûte.

 

Mais comment être sûr que nos choix sont les bons ? Que doit-on emporter qui sera utile dans toutes les géographies traversées ? Et surtout, peut-on se dire que tout notre matériel sera suffisamment résistant face à un usage quotidien INTENSE ?

 

Alors on s’est dit qu’avec notre petit bagage de 14 000 km à la seule force de nos jambes en traversant l’Alaska, le Canada, les US, le Mexique, le Guatemala, le Salvador, le Honduras et le Nicaragua, on peut peut-être apporter des réponses et des avis précieux d’utilisations qui vous aideront, on l’espère, à faire vos propres choix pour vos aventures !

 

Avant d’aller plus loin dans le détail voici un tableau récapitulatif de ce que nous considérons comme « recommandé » et « à éviter » du matériel que nous avons choisi d’emporter avec nous.

 

 

 

 

 

 

 

Côté vêtements

 

Nous avons envie d’être au sec, au chaud, ou au frais mais ne pas avoir à transporter 10 kg de vêtements ! Alors il faut faire des choix techniques.

 

Le système 3 couches est à adopter si vous ne l’avez pas déjà fait:

 

1 ou 2 tshirts, un haut thermique, une polaire, une doudoune et une membrane imperméable

pour le haut et le bas.

De cette manière on peut faire face à tout type de temps. Pluvieux frais, pluvieux chaud, froid glacial,

chaud, humide, désertique.

 

L’hygiène: avoir 4 culottes pour optimiser la rotation de lavage et avoir une culotte de secours…

Pour les chaussettes, visons les 3 paires.

 

Faut-il obligatoirement du matériel technique ?

Non pas forcément. Le matériel technique assurera certainement une meilleure respirabilité, sera

plus léger dans le sac et sèchera beaucoup plus vite.

Mais si votre budget est serré, concentrez-vous quand même sur un bon achat de membrane imper-

méable et une bonne doudoune. Vous voulez rester au maximum sec et au chaud !

Parfois c’est une question de survie.

 

 

 

La couche imperméable

 

 

On a testé et choisi la membrane OUTDRY de Columbia (dotation sponsor) qui se révèle être plus résistante et efficace que les produits GORETEX que nous utilisions jusqu’alors. Jérémy est un ancien de chez The North Face il sait bien de quoi il parle ! 

 

Les + 

 

Question imperméabilité, elle est à toute épreuve. Nous avons subi beaucoup de jours de pluies, de vent féroce, de boue, de sable, de tempête, de neige et jamais la membrane ne nous a fait défaut. Elle se révèle être 100% imperméable et respirante. Aucun souci d’infiltration, pas besoin d’utiliser de produits pour réimperméabiliser la veste ou le pantalon. La membrane se nettoie plutôt bien et vieillit très bien. On en est super contents et on sait qu'elle arrivera avec nous à Ushuaia. 

 

Les - 

 

En revanche, il y aurait à redire au niveau des finitions, et des coupes chez les femmes. La membrane de Sophie aurait été mieux avec une poche poitrine, les serrages au niveau de la capuche pourraient être avec cordon et non scratch à l’arrière, le serrage cordon au niveau de l’avant n’est pas 100% optimal mais fait son job.

 

Après, chacun fera son choix en magasin en fonction de ses goûts et ses couleurs !

La veste de Jérémy

La veste de Sophie

Le pantalon imperméable

 

OUTDRY est validé par Alaska Patagonie ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premières et secondes couches

 

 

Pour les prêts du corps, nous avons choisi chacun un haut manche longue de la marque Icebreaker (laine merinos). Question hygiène on recommande évidemment. La laine merinos ne retient pas les bactéries et ainsi, quasi plus d’odeur même après 5 jours d’utilisations sans douche ! C’est un « must have » dans le sac car très utile. Une journée fraiche, on ne veut pas mettre la doudoune, on met son près du corps et sa membrane ou bien sa polaire et c’est parfait !

 

Pas d’usure spécifique pour le moment, nous les avons utilisé surtout en Alaska et au Canada. 

 

Icebreaker est validé par Alaska Patagonie !

 

 

 

 

Pour les t-shirts, nous avons pris du synthétique. Facile à laver et à sécher. On recommande les gammes montrail et Titanium de chez Columbia parce qu'on les connait bien maintenant ! Mais toutes les marques proposent le même type de produits techniques et légers. Parfait pour des soucis de place et de poids dans les sacoches. 

 

 

 

 

 

Concernant la doudoune, on reste chez Columbia avec la turbodown TD740 (dotation sponsor).

 

Les + 

 

Légère, compacte et chaude quand on en a besoin, c’est sans doute la pièce maitresse de nos sacoches. Elle nous a, à plusieurs reprises, sauvé la vie dans des situations assez compliquées niveau froid. Hiver précoce, -18°C en montagne, pas besoin de vous faire de dessin ! Avec elle, on a eu chaud ! Elle est composée de duvet et de matière synthétiques ainsi que d'une couche réfléchissante à l'intérieure de la veste pour réfléchir la chaleur produite par notre corps. On appelle ça dans le jargon Columbia le "Omni-Heat™ Thermal Reflective". 

 

Les - 

 

On l’a pas mal usé en faisant des feux de camps, des braises ont troué les manches (réparés avec de l’autocollant imperméable). C’est de note faute ! Sinon, elle ne bouge quasi pas ! Seulement les points de frottements ont commencé à se fragiliser, au niveau du bout des manches.

Du coup on va lui faire prendre sa retraite et Columbia nous a gentiment envoyé une nouvelle !

On valide quand même la doudoune !

 

L'équivalent de la Turbodown pour la nouvelle saison

 

Doudoune validé par Alaska Patagonie !

 

 

 

 

 

Pour les sous-vêtements, Sophie n’a d’yeux depuis plusieurs années que pour ANITA, marque de sous-vêtements qui confectionne des brassières de sports très confortables (dotation sponsor). 

 

Les + 

 

Les brassières n’ont pas bougé en un an d’utilisation quotidienne (elle en a deux). Pas de couture qui saute ou de déformation. Très respirante et confortable, parfait pour la randonnée le vélo ou même pour les jours de repos où l’on sort parfois en ville !

 

Les - 

 

Les culottes en revanche ont beaucoup plus souffert et ont dû être changées. Les coutures au niveau de l'entrejambe ont sauté. À vélo et à cause des frottements, on comprend pourquoi !

L'important dans le choix du sous-vêtement c'est surtout d'avoir du matériel dans lequel on est à l'aise et pas compressé comme un boudin. Le meilleur est même d'emporter avec soi des brassières que l'on utilise déjà depuis plusieurs mois pour un maximum de confort. 

 

On valide les brassières, mais pas les culottes !

 

 

Jérémy quant à lui porte des boxers Icebreaker en laine merinos (150 anatomica) et en est super content. Pas d'usure particulière à noter, pas de couture endommagée. 

 

On valide les boxers Icebreaker ! 

 

 

 

 

Au niveau des pieds, nous avons chacun 4 paires de chaussettes smartwool. Même principe que Icebreaker, on est sur du merinos.

 

Les + 

 

Elles sèchent assez vite, restent propres et ne sentent pas trop mauvais après 5-6 jours d'utilisation sans les laver (ben oui on n'a pas accès à une machine à laver tous les jours !). 

 

Les -

 

C'est déjà un petit budget d'acheter des chaussettes en laine merinos. Nous avons profité d'offres d'été au Vieux Campeur pour s'en acheter un peu moins cher. Les chaussettes ont tendance après un an à se trouer au niveau des coutures, alors on les répare. On a entendu dire que le SAV fonctionne pour ce genre de trous mais nous ne les avons pas sollicité, car il faut envoyer les chaussettes directement au SAV et nous ne pouvons pas nous permettre d’envoyer à l’étranger un colis d’une seule paire de chaussettes. Alors on prend sur nous !

Après un an, les chaussettes commencent à bien sentir après un jour d’utilisation, le merinos a l’air de ne pas aimer nos pieds mais on s’en accommode !

 

On valide quand même les chaussettes Smartwool ! 

 

 

 

Et les chaussures ! Nos premières paires de chaussures n’ont pas fait long feu. C’était un mauvais choix de départ, pas assez adapté à un tel voyage. Nous avions des Chaussures Conspiracy IV COLUMBIA et Chaussures Ventrailia II de chez Columbia. (La photo de gauche)

 

La semelle était trop fragile et les chaussures ont vite pris l’eau par le dessous quand bien même la membrane OUTDRY du dessus restait imperméable. On préfère ne pas conseiller ces modèles pour un long voyage. Elles sont sans doute bien adaptées à un usage modéré mais pas quotidien.

 

En revanche, les nouvelles paires de chaussures que l’on a en ce moment sont géniales. Nous sommes tous les deux sur des TerreBonne OUTDRY de chez Columbia (dotation sponsor).

 

Les + 

 

Semelle Vibram, imperméable, respirante et surtout elles tiennent le coup !  C'est important voire primordiale de pouvoir compter sur ses chaussures pour rester au sec et au chaud. Malgré notre usage quotidien assez intense, elles font preuve de beaucoup de robustesse après 8 mois d'utilisation. On en est très contents et on n'hésites pas à les recommander à celles et ceux qui souhaitent partir sur un même type de voyage. En randonnée on recommande également. Elles tiennent bien le pied et la version haute existe également pour les chevilles fragiles. On les trouve parfaitement adaptées à un voyage au long cours qui comprend beau et mauvais temps, sec et humide, froid et chaud. Elles sont très versatiles.

 

Les -

 

La semelle commence à s’abimer avec les pédales en acier mais rien de bien méchant. Avec les pliures de pieds, certaines parties se décollent laissant un côté peu esthétique mais elles restent imperméables. On a mis un petit bout de colle. 

 

Le modèle de Sophie

Le modèle de Jérémy

 

Les terrebonne de chez Columbia sont validées par Alaska Patagonie ! 

Les Conspiracy IV COLUMBIA et Ventrailia II ne passent pas le test !

 

 

 

Côté vélo

 

 

 

 

Le cadre

 

Le cadre, la pièce maitresse de tout notre équipement, c’est le vélo lui-même. Inutile de vous raconter toute son importance et avant de parler de vélo, on parle de pièces détachées. La première d’entre elles à choisir est bien entendu le cadre. Selon les goûts, les attentes, les pratiques et surtout les écoles, il y a plusieurs manières de penser. Nous avions finalement opté avec l’aide de Maxime et Pierre de CYCLES SPORT URBAIN à Paris et aussi grâce à l’expérience partagée de Virgile et Marion Charlot (Pignons voyageurs) pour un cadre de la marque GENESIS, modèle Longitude. Un cadre en acier avec une géométrie basse et longue qui donne la possibilité de monter n’importe quelle taille de roue dessus et qui est préparé pour accueillir un maximum d’accessoires. Un VTT en quelques sortes que l’on va convertir en randonneuse, un choix que nous ne regrettons pas du tout après 14.000 kilomètres parcourus.

 

Les +

 

On ne saurait trop critiquer à ce sujet à savoir que nos précédentes bicyclettes n’arrivait même pas à la cheville de nos Rolls Royce ici présentent. Ceci étant, après un an de route en terrain divers et variés, variations de climats et chocs en tous genres, vibrations et chutes, la résistance du cadre même chargée de tout notre équipements (max 30kg/pers) nous étonne. Mis à part de petites égratignures où la peinture a sauté à cause de graviers et autres pierres, aucune soudure n’a faibli jusqu’alors. La géométrie basse et type VTT et un atout majeure dans la stabilité et la conduite. Cela fait de notre vélo un pur passe-partout, on en est très content. D’autant plus que le design du vélo est sympa… On est fashion, on est tendance, le cadre Genesis longitude largement recommandable pour une aventure au long cours avec du style qui envoie du gros pâté !

 

Les -

 

L’acier trouve ses points positifs dans sa facilité de réparation en cas de rupture, sa robustesse et sa flexibilité mais son gros point faible reste son poids. Alors, quand un an plus tard on est en pleine crise de « IL FAUT FAIRE MAIGRIR NOTRE EQUIPEMENT AVANT DE RENTRER DANS LES ANDES ! ». On vous avoue qu’on jalouse les autres personnes en liste à cette grande traversé avec un cadre aluminium. Mais encore une fois, tout va bien, ce n’est que quelques kilos en trop ! A quoi bon blâmer une belle bicyclette quand elle a de belles formes…

 

On valide notre cadre ! 

Les roues

 

Pour les roues, nous avions opté à l’origine pour des jantes de la marque DTSWISS, modèle M422 montées sur des moyeux SHIMANO Deore XT a l’arrière et moyeu dynamo SHIMANO Deore XT à l’avant. Le tout est équipé de pneus SCHWALBE, grand classique du cyclo tourisme, modèle Marathon Mondial. Nous roulons en 27.5/2.0. Un chargeur usb branché au moyeu dynamo SUPERONVA en petit gadget supplémentaire. 

 

 

Les +

 

 

La taille d’abord est, à notre goût, très bonne et agréable à rouler. En tous terrain nous passons aisément. Rien à dire sur les moyeux qui font un du bon boulot jusqu’à ce jour et le moyeu dynamo à l’avant assure l’énergie pour nos lumières constamment. La pneumatique est à couper le souffle. Nous les avons récemment changés après 12.000km afin de préparer notre entrée dans la cordillères des Andes mais nous aurions pu les « finir » proprement si nous n’avions pas de doutes de réapprovisionnement lorsqu’ils nous auraient lâché en plein milieu du désert d’Atacama. Sur 4 pneus et en l’espace de ces 12.000 premiers kilomètres, nous avons enregistrés seulement 10 crevaisons.  L’adhérence est assurée en toute surface ce qui est très agréable.

 

 

 

 

Les -

 

Le moyeu dynamo SHIMANO Deore XT pèse très lourd (483g). Est-ce un bon choix plutôt que de fixer des lampes à batterie avant et arrière ? Nous ne savons pas, souvent nous nous posons la question. Une chose est certaine, son prix est élevé et pour un prochain montage de vélo, nous ne monterons pas de dynamo hub.

D’autant plus que le système SUPERNOVA que nous avons monté sur le vélo de Sophie n’est pas très effectif (voir nul) en termes de recharge et que, finalement nos besoins en électricité sont très faibles et surtout satisfaits avec un accès au 220 une fois par semaine.

En clair, on pourrait faire sans !

 

La pneumatique est idyllique, rien à dire de négatif, peut-être le prix élevé mais quand on fait un rapport km parcourus/ prix, mieux vaut tourner sa langue sept fois dans la bouche avant de parler !

 

Pour les jantes, nous avons tous les deux rencontrés un drôle de problème sur l’arrière. Les jantes, autant chez Sophie que Jérémy ont fendu dans le renfort intérieur dans toute la révolution de la roue. Problème de fabrication ou usure due à la charge de poids ? Nous n’avons pas eu le temps de démarcher le service garantie de DTSWISS à l’époque et nous avons racheté une jante similaire pour Jérémy et une WTB Frequency i25 pour Sophie. On espère ne pas rencontrer à nouveau ce type de problème. Certain dirons que le problème pourrait être résolu si nous avions 36 rayons et non 32. On laisse la parole aux experts ! Nous n'avions pas réfléchi a ce sujet avant de partir. Encore une fois, pour un autre montage, on préférera une solution plus robuste avec plus de rayons.

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes équipés d’un groupe de transmission SHIMANO Deore XT 11 vitesses monté sur une cassette SLX-M7000. 40-30-22 pignons à l’avant. 42-11 à l’arrière.

Franchement rien à dire. On est content. Ça développe et même Sophie ne pousse pas son vélo. C’est incroyable !

 

Les +

 

Entretien et remplacement facile partout sur notre route jusqu’alors. Efficacité, précision et robustesse du dérailleur. Facilité d’entretien. Un an plus tard, la mécanique fonctionne comme une horloge suisse, et pourtant, c’est une marque Japonaise !

 

 

Les -

 

Cout élevé, poids des trois disques a l’avant. Aujourd’hui, les transmissions de vélo type Mountain Bike prennent le dessus sur le marché, même du vélo de tourisme appelé maintenant « BikePacking ». C’est une nouvelle mode avec du matériel légèrement diffèrent que le matériel traditionnel. Entre autres, les groupes nouvelles génération ne comptent plus qu’un disque à l’avant pour une cassette au plus grand développement à l’arrière ce qui permet d’alléger le poids du vélo encore et toujours. À réfléchir pour un prochain montage vélo. Pour vous qui nous lisez ? A réfléchir dès maintenant ! D’autres options que les traditionnelles sont très intéressantes et allègeront définitivement le poids de votre vélo…

 

 

 

 

Autre grand classique chez les randonneurs longues distances autour du globe, nous avons sur nos vélos un système de freinage mécanique AVID modèle BB7.

 

 

Les +

 

Entretien super simple avec tirage câble. Le changement de plaquettes est un jeu d’enfant et les réglages sont très simple. Aussi, les plaquettes, selon usage bien entendu, ont une très bonne durée de vie. Entre 2.000 et 4.000km en ce qui nous concerne et elles ne sont pas très onéreuses à l’achat. Entre 5 et 10 euros la paire en fonction de la ou vous vous trouvez. Finalement, les freins AVID BB7 sont très résistants et robustes, aucune casse jusqu’à aujourd’hui.

 

 

Les -

 

 

La précision d’ajustement est un problème majeure. Souvent, les plaquettes quand bien-même réglées frottent le disque de freinage et un terrible « schling schling schling… » abat notre concentration. Alors est-ce que c’est nous qui faisons mal ou encore le disque qui est voilé et que je ne parviens pas à dévoiler… Une chose est certaine, toutes les semaines pour la vérification hebdo, nous réajustons ces petits désappointements. Aussi, les système de serrage et réglage de plaquettes ont tendances à se dérégler tout seul. Le problème s’aggrave quand la boue et la saleté s’agglutinent. On aura aussi noté un dysfonctionnement majeure par grand froid (-15 degrés au plus compliqué de notre voyage jusqu’alors) ou le système semblait totalement gelé et les freins ne fonctionnait plus. Nous gardons toujours un œil sur nos freins, en toutes situations, pour ne pas se faire de frayeur.

 

 

La selle 

 

Le confort de l’assise est primordial sur un petit ou un long trajet. Alors, imaginez partir pour 25.000km dans un périple entre l’Alaska et la Patagonie, vous ne voulez pas lésiner sur les moyens (150$) pour avoir une selle qui fera du bien (ou presque) à votre popotin ! Nous avons choisi la BROOKS B17 impérial. Beaucoup de motivations nous ont amené à faire ce choix dont nous sommes très heureux.

 

 

Les +

 

                  Le renom de la marque ! 100 ans de savoir-faire sont à l’origine d’articles d’une qualité exceptionnelle. Aucune crainte à avoir, une selle Brooks est un EXCELLENT investissement ! Le confort du cuir est selon nous inégalable ! Après de multiples expérience pour Jérémy dans le passé avec d’autres selles synthétiques, il n’y a pas photo. La selle Brooks fait son effet et le modèle Imperial, présentant la coupe centrale, est un véritable soulagement pour le périnée autant chez la femme que chez l’homme. Au long cours, c’est un atout majeur. Dernièrement, plus besoin de short cycliste quand bien même nous les gardons à disposition dans nos sacoches au cas où nos derrières en auraient ras-le-bol un de ces quatre. La selle BROOKS B17 Imperial est robuste, et après un an d’usage elle a toujours un très bon aspect grâce à un entretien pas si régulier que ça… Un graissage tous les cinq ou six mois en ce qui nous concerne et une tension de selle à la même période. Les rivets fixant le cuir à l’armature de la selle sont vraiment résistants et ne bougent pas. On note simplement de la tension sur les rivets qui tire le cuir vers l'intérieur mais rien de bien méchant.

 

 

Les -

 

 

       Le cuir, ça craint l’eau et ça, ÇA CRAINT ! Il nous aura fallu essayer sacs plastiques, capotes plastiques de selle et finalement trouver la petite pépite après que toutes les autres se déchirent et soient lamentablement réparées d’un espèce couche de Duck Tape. Une capote de selle étanche en nylon qui ne se déchire pas, ou presque. Sans cet article supplémentaire, vous pouvez ranger votre selle Brooks dans un coin précieux de votre commode car votre vélo sera dehors tout le temps dans un voyage au long cours et va prendre des tonnes d’eau sur le coin de la figure. Un entretien est nécessaire sur ce modèle. Graissage une fois de temps en temps. Mais aussi tension de la selle car son endurance n’est pas à l’épreuve de nos kilos en trop. Elle se détend très lentement mais on notera une usure accélérée lorsque les variations climatiques sont trop grandes et surtout lors d’une grande exposition à l’humidité, ce qui est normal, naturellement. Autre point faible, son prix bien entendu qui peut être un frein pour beaucoup. Petit et dernier point faible, attention à la période de rodage de la selle. Compter 500km pour se sentir comme sur son canapé et le rodage n’est pas une période vraiment confortable à l’assise.

 

La bagagerie 

 

Choisir un bon set de bagages pour son vélo, c’est un peu comme s’initier à l’alchimie. Souvent, on fera des erreurs en début de parcours et on vivra avec nos choix plutôt bien, mais on se fera souvent le film du « et si j’avais ce type bagage là et celui-là ici, je pourrais ranger ça là et ça ici et ça m’arrangerait bien la vie ! ». Très vite, on repensera l’expérience, on en rêvera, on théorisera une nouvelle organisation du vélo et on réitérera l’expérience d’une manière légèrement différente. Une manière plus évoluée, à l’approche de ce que l’on considèrera être la perfection, sa propre perfection bien entendu.

 

 

 

Sophie est partie avec deux ORTLIEB Back Roller Classic 40 litres à l’arrière surmontés d’un sac étanche SEALLINE 30 litres et un set ORTLIEB Bikepacking Handlebar Pack M + Acessory Pack à l’avant.

Jérémy est parti avec les deux même sacoches à l’arrière et avec un sac étanche SEA TO SUMMIT 20 litres.

En ce qui concerne le chargement avant, il avait opté pour d’autres Ortlieb Roller Classic 20 litres. Ce choix s’est avéré trop pesant sur l’avant et contraignant dans la conduite. Il a donc rendu les armes et mis de coté son rack avant Surly qui pesait une tonne et les deux sacoches Ortlieb pour récupérer le set de Sophie ORTLIEB Bikepacking Handlebar Pack M + Acessory Pack.

Elle a fait évoluer sa bagagerie avant avec un super panier SWIFT INDUSTRY et un bagage de la même marque qui s’avère bien plus pratique pour stocker son appareil photo et ses objectifs. En addition a cette nouvelle bagagerie, nous avons opté pour des sacoches de cadre de la marque OVEJA NEGRA ainsi que des bagages de fourche de la même marque ainsi que des SALSA 8 litres.

Nos vélos ont une allure désormais bien différente et leur conduite et bien plus appréciable car nous les avons aussi drastiquement allégés.

 

 

Les +

 

Toute la bagagerie ORTLIEB est résistante, totalement imperméable et a une durée de vie impressionnante. Aussi, la bagagerie est légère, ce qui est un réel avantage. En ce qui concerne les sacs étanches, rien à dire, ils sont totalement étanches est on est content !

Le panier et bagage avant SWIFT INDUSTRY de Sophie sont de bonne qualité, étanche et avec de belles finitions. Le côté pratique et l’accessibilité du bagage est son grand point positif.

OVEJA NEGRA fut un gros coup de cœur en ce qui concerne la bagagerie de cadre et de fourche (aussi snack pack sur cadre et guidon). Ses dimensions sont parfaites, le fitting sur les vélos incroyable, design sympa et accessibilité superbe. Même en roulant, on a accès au contenu de ces sacoches grâce aux zips dont les glissières sont très efficaces. Finalement, les bagages type « bikepacking » recentre définitivement le poids sur le vélo ce qui est un avantage infiniment précieux face aux chargement classique d’une randonneuse.

 

 

Les -

 

Petit désappointement avec la visserie de la structure des Sacoches ORTLIEB Roller Classic qu'il faut sans arrêt surveiller. Si l’on sort d’une étape de graviers pendant toute la journée ou plusieurs jours à la suite, il est fort probable que la visserie sera à deux doigt de se faire la malle. Nous avons déjà d’ailleurs dû remplacer beaucoup de ces vis tombées sous le coup des vibrations. Aussi, les petits adaptateurs gris calant l’accroche sur le porte bagage ont tendance à se décrocher facilement et nous en avons déjà perdu à plusieurs reprises.

 

Le panier qui supporte le bagage SWIFT INDUSTRY de Sophie manque de stabilité lorsque beaucoup de poids est chargé à l’avant ce qui entraine des vibrations dans la conduite.

 

Quand bien même OVEJA NEGRA fut un coup de cœur pour beaucoup de raisons, nous avons été surpris et déçus de voir la réaction de ce matériel face à la pluie. Vendu avec une fabrique dite « WATER RESISTANT », il n’y a finalement bien que la fabrique qui est « WATER RESISTANT ». Les finitions et coutures elles ne le sont pas du tout et à notre grande surprise, nous avons retrouvé notre matériel après une nuit d’orage classique en Amérique Centrale, hourdé d’eau. Grande désillusion donc pour ce matériel que nous sommes en ce moment même en train de tartiner de silicone pour garantir une meilleure étanchéité des sacoches.

 

 

 

 

 

Côté électronique

 

 

Si on parle rapidement de l'aspect photo, Sophie est partie avec un Canon 5D Mark III et deux objectifs : 24-105mm 4.0 et un 28mm 2.8. Chacun des objectifs étant équipés d’un filtre UV, le 24-105 ayant un filtre polarisant. Sophie a depuis longtemps confiance en Canon et en est très contente. Pas de soucis à ce niveau, le matériel se porte bien, même s'il est un peu lourd !

Une petite protection silicone sur l’appareil et un usage résonné, tout va bien ! Sophie a juste cassé son filtre UV une fois, mieux vaut ça que l’objectif. 

 

Validé ! 

 

Nous avons décidé, après mûres réflexions, d’emporter avec nous 750g de magie, notre drone DJI Mavic Pro !

 

Les + 

 

Un atout pour prendre de la hauteur, envoyer de belles images de géographie aux écoles qui nous suivent mais parfois des ennuis techniques nous gâchent un peu l’excitation du moment à faire un plan drone.

 

Les -

 

Il faut payer pour une garantie valable dans un seul pays ce qui nous a causé problème. La notre était activée pour les USA et c'est au Mexique que nous avons dû faire appel à DJI. C'est un peu dommage.

Nous avons dû changer de gimble à Mexico pour 250 euros, des réparations à nos frais qui auraient dû être prises en charge par la garantie. Mais comme nous n'étions plus aux USA, dans l'os !  

À cause de l’usure naturelle, la moitié des moteurs ne fonctionnaient plus après 11 mois d'utilisation (3-4 fois par mois). Heureusement pour nous, un atelier agréé Mavic se trouve à Mexico. 

Parfois, la liaison est lente et il y a deux à trois secondes de différé entre ce qui est filmé et ce qui apparait sur le moniteur.

Jérémy s’est parfois posé la question de le renvoyer en France car il est pesant et encombrant, mais finalement nous avons décidé de le garder. L’Amérique du Sud, vue du drone devrait être assez impressionnante. Mais en voyage à vélo, il faut bien se poser la question du pour et du contre avant d'effectuer un achat. Également, il est important de bien respecter la faune et la flore locale. Ne pas utiliser le drone s'il y a des oiseaux autour, ne pas effrayer les animaux et ne pas voler dans des zones protégées. 

 

Validé mais avec quelques retenues !

 

Pour pouvoir effectuer nos échanges avec les scolaires et éditer nos vidéos mensuelles, nous avons opté pour un MacbookPro Retina. On vous passe les détails, mais il est parfait pour faire les montages de Sophie, l’archivage des photos et regarder des films dans la tente le soir ! Ça arrive !

 

Validé !

 Pour le téléphone, Il nous fallait du matériel solide que l’on puisse faire tomber par terre, mouiller, plonger sous l’eau, encrasser, cogner et parfois tout ça en même temps. C’est de cette manière que nous sommes entrés en contact avec Crosscall. On ne connaissait pas bien la marque, mais leurs promesses de robustesse nous ont séduit.

Nous avons choisi le Trekker X3 (dotation sponsor).

 

Les + 

 

Taille Smartphone, classe, et pourvu de plein de gadgets appelés « X3 Sensors » (thermomètre, altimètre, GPS, hygromètre, boussole, baromètre, et deux trois trucs que l’on ne comprend toujours pas comme « l’Accellero »).

Le téléphone reste allumé quasi sans arrêt. Sans utiliser le wifi et en le laissant en basse luminosité tout le temps, la batterie peut durer en moyenne 7 jours sans rechargement. On est un peu en dessous de la promesse de la marque de quasi un mois d’autonomie mais comme Sophie prend plein de photo, ceci doit expliquer cela.

 

Les -

 

Il est waterproof et très robuste mais Sophie a quand même réussi à venir à bout de son Trekker X3 (le pas de vis à l’arrière protégeant la partie SD et SIM s’est cassé) et a désormais un Action X3 à tester ! 

Sur le téléphone de Jérémy (Trekker X3), les vis commencent à s'oxyder on verra comment cela évolue. 
Sur le Action X3 de Sophie, on est un peu déçu de ne plus avoir de thermomètre, d'altimètre d'hygromètre et de baromètre. C'est ce qui faisait la différence réelle avec les téléphones concurrents qui se positionnent sur le même marché du "solide. " On attend de l'utiliser un peu plus longtemps avant de vous faire un retour, histoire de cerner l'appareil à 100% ! 

 

On valide mais il faut faire attention au pas de vis du couvercle étanche qui est la grande faiblesse du téléphone. Le Action X3 n’a plus ce problème donc c’est parfait !

 

 

 

 

 

Côté vie quotidienne

 

La partie préférée de Sophie ! La nourriture, c’est (sa vie) son rayon.

Sous notre dernier sapin avant le départ, le Père Noël a ramené à Sophie une popote Inox GSI Glacier Stainless Dualist 1,6L.

 

 

 

Les + 

 

Elle se révèle très utile et n’avons eu aucun souci jusqu’à présent avec. On l’utilise sur un feu de camp, sur notre réchaud Primus, on la nettoie avec du sable, du savon, et tout va bien !
On aime le fait que les bols qui viennent dans le kit s’empilent façon Tetris et permettent un grand gain de place dans les sacoches. Les bols vieillissent bien, en tout on en a quatre car ils s’empilent également. Deux des quatre bols viennent avec une housse qui permet de ne pas se bruler les doigts quand on veut boire sa soupe, basique et utile !
On n’est pas du genre à tout peser avant de préparer nos sacoches, mais le poids n’est pas énorme.

 

Les - 

 

On a perdu un des couvercles ! Si on peut appeler ça un point négatif ! 


On plus que valide !

 

 

 

 

Pour le choix du réchaud, beaucoup de personnes optent pour le réchaud MSR omnifuel. Nous avons préféré le Primus omnifuel pour plusieurs raisons.

 

Les + 

Contrairement au MSR, pas besoin d’enlever la pipette à pression à chaque utilisation. L’odeur du combustible peut être gênante avec le MSR, nous on est très contents avec notre Primus !

Il fait un peu plus de bruit une fois en fonction mais chauffe parfaitement bien et se nettoie tout seul en fin de combustion. La flamme restante après usage (qui reste pendant 40 secondes environ) permet de nettoyer le tuyau et élimine totalement le gaz restant.

Au bout d’un an d’utilisation quotidienne (matin midi et soir), nous n’avons jamais eu d’entretien spécifique à faire.

Le SAV est TOP. Si une pièce vient à céder au bout de plusieurs mois voire un an, on vous en renvoie une neuve sans attendre n’importe où dans le monde. C’est du vécu et c’est bon à savoir.

 

Les - 

 

 

Nous allons changer un joint qui fait grise mine (celui qui permet de mettre sous pression la bouteille en pompant). Cela peut être un achat utile avant de partir si vous partez pour une longue durée. Le site Primus est bien fait et complets pour les pièces détachées. Nous avons dû faire une réparation de fortune avec un bout de tong trouvé sur la plage. Cela fonctionne mais pas pour longtemps. Heureusement que des membres de nos familles nous rejoignent et ramènent avec eux la fameuse pièce de rechange.

Nous en profitons également pour changer les petits filtres et repartons tout propres avec notre Primus qui a encore de nombreux plats à nous cuisiner.

 

On valide notre Primus !

 

 

 

 

 

 

On a fait deux petites folies en cours de route. Nous nous sommes achetés pour 20$ aux États-Unis, une poêle MSR chez REI. Poêlées de légumes, tortillas, quesadillas, omelettes fromage et autres mets délicats sont ainsi réalisables. On en est très contents. Elle va également sur le feu de camp, le réchaud et nous fait du bien au bidon tous les jours !  

 

On valide à mort !

 

 

Après avoir rencontré un cycliste nommé Evans qui avait une cuillère magique, nous avons acheté la même! Une GSI. Vous savez, les cuillères utilisées en patisserie qui permettent de récupérer toute la pâte sans en laisser à manger avec les doigts !? Et bien on a la même mais en version rando, et c’est super chouette. On finit nos plats jusqu’à la dernière goutte à chaque fois. On conseille c’est un achat un peu gadget mais c’est utile et cela ne coute pas bien cher. 

 

On valide !

 

 

 

 

Avoir un filtre à eau avec soi, cela peut être accessoire par chez nous, mais obligatoire si l’on veut traverser l’Amérique. Nous avions en France un petit filtre Katadyn (très efficace) et hésitions à le prendre. Nous avons eu la chance de tester une première fois les pailles Lifestraw et les bouteilles Lifestraw Go. Nous avons décidé de partir avec deux bouteilles filtrantes Lifestraw Go ainsi que le filtre MISSION (dotation sponsor).

 

 

Les +

 

Les bouteilles « Go » sont super efficaces. Elles filtrent environ 1000L d’eau avant de devoir changer le filtre.

En Amérique centrale, nous avons été heureux de ravoir notre filtre MISSION et l’utilisons tous les jours. Il peut filtrer jusqu’à 10 000L  après quoi il faut changer le filtre. On n’a pas envie de participer à la pollution monstrueuse du Guatemala par exemple en achetant des bouteilles en plastique et cela nous permet d’économiser mine de rien pas mal de petits sous !

Enfin le gros avantage de Lifestraw MISSION, c’est quand même que l’on peut laisser l’eau se filtrer toute seule (filtre par gravité) et faire d’autres choses en attendant. Parce que devoir pomper 1000 fois pour avoir 100ml d’eau, par 50°C, c’est dur !

 

Les - 

 

Attention seulement à ne pas leur faire prendre trop le froid sinon le filtre risque de casser. C’est ce qui nous est arrivé au Mexique (ironie ?) dans le désert. La nuit il a fait très froid et les filtres des bouteilles ne fonctionnaient quasi plus. 

On le trouve le Lifestraw Mission un peu gros et encombrant.

 

 

Lifestraw remplace nos bouteilles défectueuses. Jérémy repart avec une Go et Sophie a choisi la nouvelle bouteille Flex. A tester ! On verra ce que cela donnera ! L’avantage de la Flex est que l’on peut utiliser le petit filtre pour le MISSION et donc laisser de côté le gros filtre encombrant ! On est contents !

 

Alors on valide Lifestraw mais on est un peu embêté par cette fragilité au froid !

 

 

 

 

 

 

Leatherman, la base aussi, non ? Pour le coup c’est une dotation et Jérémy a sauté de joie quand on l’a reçu à la maison.

 

C’est sans doute l’outils le plus solide de toutes nos affaires. Il n’a juste PAS bougé d’un poil. Nous avons le Leatherman Wave qui comporte 18 outils. La scie coupe super bien encore un an après et de multiples utilisations pour couper du bois. Un plus dans le sac pour les réparations vélo, pour le camping, pour réparer des sandales (vécu) et pour venir en aide à des gens que l’on rencontre si jamais !

 

Bref on valide !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partir en long voyage sans jumelle c’est comme partir sans culotte. Faut pas ! 

 

Nous testons les jumelles U-trail de chez Urikan. Petites, pratiques et légères, elles se glissent dans la sacoche avant de Jérémy et nous a permis d’observer bien des animaux, des éruptions volcaniques, des paysages, bref, c’est difficile de s’en passer !

Après un an d’utilisation, nous avons cassé une petite partie au niveau de l’œillet gauche mais elles fonctionnent toujours aussi bien. Pas d’entretien spécifique.

 

On valide !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Côté dodo

 

 

Nous sommes partis avec Ginette, une tente Lodge 2 de chez Robens.

 

Les +

 

Tente auto-portante, 3 saisons, deux absides et une colonne d’eau de 3000ml toile de tente et 10 000ml au sol. Super tough ! On en était assez content. Le choix de l'auto-portant est primordial pour ce type de voyage. On veut pouvoir camper partout, sur le béton, le sable, la boue, la terre et le bon gravier bien dur ! La bâche au sol est très robuste. Nous avons essuyé de nombreux orages dont un dévastateur où une montée des eaux nous a valu une bonne frayeur ! La bâche n'a jamais laissé passer l'eau et nous sommes toujours restés au sec. Un grand point positif ! 

 

Les -

 

Au bout d’un certain temps (200 bivouacs), les finitions se sont révélées plutôt mauvaises. Des tensions au niveau des portes de la moustiquaire ont provoqué la casse pure et simple des zips, on note également une usure prématurée des dents des zips. Concernant la moustiquaire, elle se troue facilement au niveau des coutures. Nous avons dû condamner l’une des deux absides en cousant l’entrée et avons également condamné l’une des portes de la moustiquaire.  

Le SAV du revendeur Campz n’a pas souhaité prendre en garantie notre tente (qui était pourtant sous garantie pendant encore un an) pour cause « d’usage trop intense du produit ». Nous avons certes un usage différent mais ce sont bien les tensions du tissu qui ont provoqué la casse. On est donc très déçu de la réaction du revendeur et de la marque qui n’a pas du tout souhaité nous aider. Achetez nos produits mais ne les utilisez pas trop ! Dans l’urgence de retrouver une maison viable pendant la saison des pluies, nous avons acheté sur un site internet français la tente Hubba Hubba NX de MSR et allons voir ce qu’elle vaut. On vous en fera un retour quand nous l’aurons bien testé par tous les temps et terrains.

 

On préfère ne pas valider la tente surtout pour le SAV incertain. 

 

 

 

 

 

Question sac de couchage, il nous fallait du matériel solide bien entendu et également bien chaud. Nous n’avons pas envie de nous faire envoyer en cours de route un sac de couchage plus chaud ou en échanger pour un frais. Bref, nous avons cherché, comparé les produits en magasin et avons opté pour le Thalus II de chez Sea to Summit (dotation sponsor).

 

Les +

 

Il nous laisse dormir bien au chaud par du -11°C et même par -18°C on était (presque) au top.

On aime bien le fait que le tissu extérieur du sac soit déperlant si on veut dormir à la belle étoile sans se prendre de l’eau sur la binette.

Quand il fait trop chaud, on ne dort qu’avec notre sac à viande de la même marque. Ou bien on laisse le sac de couchage ouvert. De manière générale on n’a pas à se plaindre de ce matériel-là.

On dort toujours avec notre sac à viande en plus du duvet, c’est important pour des questions hygiéniques. On lave toutes les semaines le sac à viande et ainsi le duvet lui reste propre et ne sent pas mauvais.

Le Thalus II est assez léger et super compressible, facile à ranger dans les sacoches, on en est très contents !

 

Les -

 

On a noté que si l’on essaie de dormir dans le sac de couchage sans le sac à viande, le tissu intérieur du couchage n’est pas très agréable (il colle à la peau). Donc sac à viande obligatoire.

Sophie a également noté une déchirure d’une couture à l’intérieur de son sac de couchage qui a laissé s’échapper pas mal de duvet. Soit il s’agit de la membrane intérieure qui s’est prise dans le zip et a provoqué la déchirure, soit c’est la manière qu’à Sophie de dormir (étoile de mer même dans son sac) et qui aurait trop forcé sur les coutures. Quoi qu’il arrive, Sophie a réparé ça avec du scotch d’américain (pas d’aiguille pour ne pas trouver le tissu) et tout roule !

 

On valide  ! 

 

 

 

Et les matelas ? Avant de partir, autant Jérémy que Sophie ne jurait que par la marque Thermarest. Pas de tapis gonflable, que de la mousse bien pratique et solide qui nous assure de bien dormir. Et puis quand nous avons appris que Sea to Summit était partant pour nous aider, alors on s’est dit qu’on testeraient bien leurs matelas ultra-light. Sophie est partie avec le Ultra Light insulated (orange) et Jérémy le ultra light (jaune).

 

Les +

 

Super légers (même pas 400g), très petits une fois rangés et super confortables quand on s’allonge dessus.

On avait honnêtement un peu peur de l’aspect « ultra light » pour sa robustesse et du « gonflable » pour la routine du montage démontage de campement.

Finalement on n’a eu que deux crevaisons en un an d’utilisation et le gonflage (avec la pompe incluse) est super facile. Le tapis est extrêmement confortable que l’on soit sur des cailloux, du béton, du sable, de la gadoue et j’en passe. On vous laissera regarder toutes les caractéristiques sur le site de la marque si vous avez besoinn de plus d'informations.

 

Les -

 

 

A l’usage, on note l’apparition de tâches de moisissures sur l’extérieur du matelas. C’est plus une question d’esthétique qu’autre chose, l’intérieur du matelas est traité anti bactérien. On a vérifié, pas de moisissure à l’intérieur, mais ça fait quand même un peu « tâche », pardon pour le mauvais jeu de mot.

Au bout de 7 mois d’utilisation, Jérémy et Sophie ont rencontré exactement le même problème. Une valve qui se décolle et laisse échapper de l’air rendant l’usage du matelas impossible (photo de droite). Ça c’est un sacré point noir. Si cela arrive à nos deux matelas quasi en même temps, cela pourra se reproduire et on n’est pas très content de ça.

Fort heureusement, le SAV est super efficace et nous a renvoyé en ultra rapide deux nouveaux matelas. Ultra light insulated pour Jérémy et ultra light simple pour Sophie (ils se sont trompés mais ce n’est pas bien grave). On verra si le problème se reproduit sur ces matelas. Auquel cas on pense que l’on changera de modèle car on ne peut pas se permettre d’avoir le même souci tous les 7 mois quand on est en voyage.

Le matelas insulated est plus gros que le ultralight jaune. 480g pour le insulated contre 396g pour la version ultralight simple (en taille regular). 

 

 

 

Petit plus, on est douillets, on a choisi de partir avec un oreiller. 2 ans de voyage en dormant quasi tout le temps dans la tente, on a envie d’être bien comme à la maison ! L'oreiller de Sea to Summit est très bien, confort, facile à laver en machine ou à la main et n’a eu aucun souci, on en est très contents !

 

On valide les oreillers,  mais concernant les matelas on reviendra peut-être sur notre choix d'ici à la fin du voyage ! 

 

Comment traverser l’Amérique centrale sans hamac ? Pas possible pour deux amoureux de la sieste. En cours de route nous avons demandé à Sea to Summit de nous envoyer deux hamacs et ils ont gentiment dit oui.

On est très contents d’avoir un hamac avec nous pour plusieurs raisons

  • Quand il fait trop chaud on roule de 5h du matin à 11H et ensuite de 16h à 18h. Entre les deux, on fait la sieste dans nos hamacs, on bouquine bref on s’occupe et les hamacs nous sont très utiles.

  • Quand il fait bien trop chaud, on est très contents la nuit de dormir avec les fesses suspendues !

  • On a des amies qui nous rejoignent sur la route à vélo et on est contents de leur proposer nos hamacs pour dormir, ainsi elles n’auront pas à prendre de tente avec elles ! Facile la vie !

 

D’un point de vue vélo, ils sont assez légers et compacts. C’est un vrai plus dans les sacoches.

 

On valide !

 

 

 

 

Si vous êtes arrivés jusqu'ici, bravo ! Cela n'a pas dû être digeste.

 

Ce retour matériel, on l'espère, vous servira d'une manière ou d'une autre dans vos réflexions et choix pour vos aventures personnelles. 

Si vous avez des questions précises, n'hésitez pas à nous écrire à alaska.patagonie@gmail.com

 

Concernant les dotations sponsors, nous testons du matériel et ajoutons les logos des marques à la fin de nos vidéos.

(certains ont également des # sur Instagram) En échange de quoi nous avons du matériel et de l'aide pour la durée du voyage.

Vous pouvez retrouver le détails sur nos collaborations avec ces marques ici 

 

Merci de nous suivre, nous supporter et de parler de nous autour de vous ! On est très touchés par l'intérêt que suscite le projet.

 

Sophie et Jérémy 

 

 

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